Bain Démarré
La Guadeloupe, avec ses plages idylliques et sa riche culture, est le théâtre d’une tradition unique chaque début d’année : le Bain Démarré. Cette pratique
Chaque année, la saison du Carnaval débute le premier dimanche de janvier, marquant l’Épiphanie, et se clôture avec le Mercredi des Cendres. Pour l’année 2025, les festivités commenceront le 5 janvier, une date idéale, un dimanche prometteur, pour célébrer la nouvelle année tout en prenant part aux réjouissances traditionnelles du Carnaval. Les défilés, également appelés « déboulés, » se succéderont jusqu’au mercredi 5 mars, dernier jour des festivités. Ce jour marquera la fin des célébrations carnavalesques dans une ambiance encore empreinte de convivialité et de gaieté.
En attente du programme officiel
Rendez-vous le 1er janvier au Gosier !
Le Bain Démarré trouve ses racines dans les traditions anciennes des peuples autochtones de la Guadeloupe, mais aussi dans les coutumes africaines apportées par les esclaves. Ce rituel, qui a traversé les siècles, est avant tout une célébration de purification. Les premiers habitants de l’île croyaient fermement que l’eau de mer possédait des propriétés purificatrices, capables de laver les énergies négatives accumulées au cours de l’année écoulée. Ce concept s’est perpétué et enrichi au fil du temps, intégrant des éléments culturels et spirituels divers.
La Guadeloupe, avec ses plages idylliques et sa riche culture, est le théâtre d’une tradition unique chaque début d’année : le Bain Démarré. Cette pratique
La conque à lambi, et oui, c’est bien féminin !
Ce mollusque emblématique des Caraïbes, prisé pour ses saveurs exquises lorsqu’il est préparé en fricassée ou grillé au barbecue, est si recherché qu’il est aujourd’hui classé parmi les espèces rares, avec une pêche désormais strictement réglementée.
Un bref aperçu de son histoire : autrefois, la conque n’était pas seulement un délice culinaire. Sa coquille, robuste et tranchante, servait d’arme. Elle était également un outil de communication essentiel, permettant de donner l’alerte lors de conflits, d’annoncer des événements marquants comme la naissance, le décès, les mariages ou encore les révoltes.
De nos jours, la conque est surtout utilisée comme instrument de musique à vent. Son son puissant et envoûtant est indissociable de l’atmosphère carnavalesque, se distinguant parmi tous les autres. Ces conques, véritables trésors culturels, se retrouvent également dans les cimetières, où elles ornent les pierres tombales en tant qu’objets décoratifs.
Ce sont souvent les femmes qui excellent dans l’art de jouer de la conque, un véritable « sport » musical. En effet, il faut une grande endurance pour souffler inlassablement dans ce coquillage tout en participant aux défilés et parades du Carnaval. À celles qui maîtrisent cet art, tout notre respect !
Le Chacha, une percussion emblématique du Carnaval antillais !
Cet instrument unique est confectionné à partir du fruit du calebassier, également appelé calebasse. De forme ronde ou ovale, la calebasse est d’abord vidée, nettoyée, séchée, puis souvent décorée avec soin. À l’intérieur, on y insère des graines de toloman, qui confèrent au Chacha sa sonorité caractéristique.
Lorsque les musiciens jouent du Chacha, les mouvements rythmés de bas en haut produisent un son granuleux et agréable, rappelant le bruit « tcha-tcha-tcha » dont l’instrument tire son nom. Intégré au sein des ensembles de tambours et accompagné des chants des carnavaliers, le Chacha s’impose comme un élément indispensable des festivités locales, particulièrement durant le Carnaval.
Chaque Chacha produit un son distinct, reflétant la singularité du fruit naturel qui lui donne vie, ce qui en fait un instrument à la fois authentique et sain.
À noter : le Chacha appartient à la même famille que les maracas, connues sous le nom de « Malaka » en Guyanais ou « Maraca » en espagnol.
Enfin, il est important de mentionner que la calebasse, bien que fruit, n’est pas comestible. Elle est plutôt utilisée pour la fabrication d’ustensiles de cuisine ou pour des objets décoratifs. D’ailleurs, manger dans une calebasse est une expérience authentique, et pour certains, véritablement exceptionnelle !
Les groupes à Peaux
Vous reconnaîtrez les « gwoup a po » à leurs tambours recouverts de peaux d’animaux, généralement de peau de cabri. Ils utilisent également divers instruments tels que les Chachas et les Conques à Lambi. Leurs chants et déguisements évoquent les coutumes et mythes de l’île. Les fouetteurs ouvrent la marche du déboulé. À noter, les « gwoup a po » ne sortent qu’à la tombée de la nuit 😉
Quelques groupes connus en Guadeloupe :
Akiyo – Voukoum – Mas Ka Klé – Nasyon a Nèg Mawon – 50/50 – Vim – Sonjé Sa – Chenn La
Les groupes à Mass
Des masques de singes, des costumes flashy en satin et stéréotypés… Ce sont les groupes à Mass ! Armés de sifflets, de coups de fouet, de steel pan et de fûts en plastique, leurs chorégraphies offrent une caricature vivante de l’actualité.
Quelques groupes connus en Guadeloupe :
Mass Moul Massif – Ata-Faya – Tonshi’Mass – Adn Mass – Reality Bimass – TGM…
Les Groupes à Caisses Claires
Les costumes des groupes à Caisses Claires sont d’une grande richesse de couleurs, ornés de plumes et de paillettes, ce qui les rend facilement reconnaissables. Le son des trompettes, trombones et saxophones résonne depuis leurs chars colorés et décorés. Les chorégraphies des danseurs et danseuses sont particulièrement élaborées.
Quelques groupes connus en Guadeloupe :
Toumblack – Magma – Avan Van – Waka Chiré Band – Double Face – Excellence – Guimbo…
Les Groupes à Synthé
Enceintes sur le char, groupes électrogènes, synthétiseurs, chanteurs au micro… Les groupes à Synthé sont inratables ! Avec leur tempo rapide, ils animent les rues et diffusent une énergie contagieuse. Ce sont de véritables engraineurs de bonne humeur !
Quelques groupes connus en Guadeloupe :
La Guadeloupe s’apprête à accueillir la 11e édition du Festival Monde en Vues, un événement à ne pas manquer pour les amoureux de cinéma et ceux qui aiment réfléchir sur les grandes questions de société.